La biodiversité

Biodiversité (faune et flore)

La biodiversité du sol  :

Cet été,  en ce qui concerne l’analyse de la faune, différents types de prélèvements ont été effectué pour obtenir des échantillons sur la parcelle mais aussi à cinq autres endroits externes de celle-ci pour une comparaison des espèces.

Piège barber installé sur la parcelle

Tout d’abord dans le but d’intercepter les macro-invertébrés du sol c’est à dire les « marcheurs », des pièges barbers ont été posé à 9 endroits différents de la parcelle et par lots de 3.  Ces pièges sont constitués d’un pot ouvert enterré à ras du sol dans lequel est versé une solution d’ethylène glycol (photo ci-contre). Ce produit a la caractéristique d’attirer les individus et permet de les capturer en les empêchant de voler.         Afin d’être représentatifs, les pièges sont relevés toutes les semaines durant 4 semaines.

 

 

 

Installation de type berlèse

Ensuite pour intercepter la mésofaune qui correspond aux acariens et collemboles par exemple, des pièges de type berlèse ont été construit. Ce type de piège consiste à récolter trois échantillons de 100 mL de sol aux mêmes endroits que les pièges barber pour les mélanger et garder un seul échantillon de 100 mL. Celui-ci est déposé dans un entonnoir contenant un filtre, la lumière disposée au-dessus fait appliquer le caractère lumifuge des ces espèces : elles vont fuir la lumière et la chaleur pour tomber dans le récipient contenant de l’alcool à 70%.

Les identifications des individus sont en cours de réalisation à la loupe binoculaire.

 

 

Voici la localisation des différents pièges sur la parcelle de Ramecourt. Les pièges à la moutarde n’ont pas encore pu être réalisés en raison de la faible pluviométrie de cet été. Ils seront réalisés ultérieurement.

Plan géoportail détaillé des positions des différents pièges

 

 

L’évolution de la biodiversité du sol sera suivie au cours du temps via les paramètres suivants :

  • L’abondance ;
  • La diversité (nombre d’espèces, de genres ou de familles) ;
  • Les groupes fonctionnels des macro-invertébrés (incluant les vers de terre), de la mésofaune (collemboles et acariens) et des microorganismes (biomasse microbienne, extraction ADN total).

Les interactions entre organismes du sol seront modélisées au moyen d’une approche par réseau trophique basée sur les flux métaboliques. La dynamique de la structure des réseaux trophiques entre les différents systèmes, ainsi que l’évolution parallèle des réseaux et des fonctions du sol seront déterminées. Les interactions fonctionnelles entre communautés microbiennes des sols et les cycles des nutriments seront étudiées également.

Au-delà de l’approche parcellaire, le rôle du changement de pratique agricole sera évalué en considérant le contexte environnemental du dispositif et la biodiversité potentielle du secteur. Ainsi, les réservoirs de biodiversité à forte naturalité et situés dans un contexte géographique proche du dispositif seront identifiés (haies, boisements, milieux humides …) et la biodiversité des sols de ces habitats sera caractérisée.

 

La biodiversité aérienne :

Des espèces de plantes prairiales seront semées sur la ligne d’arbre. Dans la mesure où la ligne d’arbre peut offrir des abris pour l’hivernation/estivation ou nidification de différents groupes d’organismes vivants, la biodiversité aérienne sera également quantifiée. Il s’agit essentiellement des insectes pollinisateurs, des insectes auxiliaires volants (microhyménoptères ; prédateurs de pucerons : syrphes, coccinelles, chrysopes) et rampants (les carabes, les staphyllins ; les araignées).

Trois relevés par an seront réalisés par un(e) étudiant(e) stagiaire. Il s’agit

  • des observations directes sur plantes (cultures ou arbres plantés) ;
  • de relevés de dispositifs de piégeage (Ex : pièges barbers pour le suivi des carabes) ;
  • de prélèvements au niveau de la bande enherbée au pied des arbres par la technique du filet fauchoir.

Une formation préalable du stagiaire pour la mise en œuvre des méthodes d’échantillonnage sera réalisée par la FREDON en début de saison de chaque année. L’intégralité des échantillons sera identifiée par la FREDON.

Toutefois, la SCEA Dequidt a déjà mis en place au sein de la parcelle des bandes fleuries pour attirer la faune.

Bande fleurie sur la parcelle de Ramecourt le 14 septembre 2018. Crédit photo : Eugénie Dejonckheere

Infestation par les adventices :

La ligne d’arbre et la bande enherbée au pied des arbres peuvent être une source de graines d’adventices. L’agroforesterie peut donc entraîner une plus grande infestation de la parcelle par les adventices. Des relevés seront donc réalisés afin de quantifier la population d’adventices dans les parcelles.  

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